29/10/2007
Cible 8 : confort hygrothermique
- permanence des conditions de confort hygrothermique : isolation des parois, protection solaire des parois vitrées, ventilation pour maintenir une humidité relative de l’air, préchauffage de l’air neuf, stabilité et homogénéité des températures d’air intérieures.
- homogénéité des ambiances hygrothermiques : planchers ou plafonds rayonnants pour le chauffage ou le refroidissement.
- zonage hygrothermique : traitement différencié des ambiances.

Cible 9 : confort acoustique
- correction acoustique : gestion de la réverbération ou de l’absorption des matériaux.
- isolation acoustique : gestion des bruits aériens (intérieurs), des bruits extérieurs, des bruits d’impact, et des bruits d’équipements.
- affaiblissement des bruits d’impact et d’équipements.
- zonage acoustique.
Cible 10 : confort visuel : besoin d’éclairage naturel et nécessité de gérer les implications énergétiques du recours aux éclairages naturels et artificiels
- relation visuelle satisfaisante avec l’extérieur : vues dégagées et agréables et protection de l’intimité.
- éclairage naturel optimal en termes de confort et de dépenses énergétiques : disposer de lumière du jour jusqu’en fond de pièce et éviter l’éblouissement.
- éclairage artificiel satisfaisant en appoint de l’éclairage naturel : disposer d’un niveau d’éclairement optimal selon les activités prévues, uniforme, non éblouissant. Maîtrise de l’ambiance visuelle par les occupants.
Cible 11 : confort olfactif : sources d’odeurs jugées désagréables, par elles-mêmes ou pour leur concentration excessive
- réduction des sources d’odeurs désagréables : choisir des produits de construction et des équipements qui ne sont pas des sources durables d’odeurs. Réduire les odeurs liées aux déchets d’activités stockés à l’intérieur ou à l’extérieur du bâtiment, notamment en période chaude.
- ventilation permettant l’évacuation des odeurs désagréables
Cible 12 : qualité sanitaire des espaces
- limitation des nuisances électromagnétiques
- création de caractéristiques non aériennes des ambiances intérieures satisfaisantes : choix de revêtements intérieurs sans risque en phase de dégradation et non rétenteurs de polluants
- création de conditions d’hygiène satisfaisantes, notamment cuisine / restauration, soins corporels, culture physique, toilettes, lavage / séchage du linge
- dispositions facilitant le nettoyage et l’évacuation des déchets d’activité
- dispositions facilitant les soins de santé
- dispositions en faveur des personnes à capacités physiques réduites
Cible 13 : qualité sanitaire de l’air
- gestion des risques de pollution par les produits de construction : émission de substances dangereuses pour les produits suivants : revêtements intérieurs, isolants thermiques et acoustiques, menuiseries intérieures, cloisons, produits de maçonnerie, colles, adhésifs, solvants, produits d’étanchéité

- gestion des risques de pollution par les équipements : générateurs à combustion à faibles émissions atmosphériques, ventilation et climatisation équipées de filtres biostatiques, étanchéité du système de distribution de l’air. Mise en place de systèmes de lutte contre la légionellose.
- gestion des risques de pollution par l’entretien ou la maintenance : risques de pollution par les activités au sein du bâtiment : choix de matériaux ne nécessitant pas des produits d’entretien nocifs, gestion des risques de santé dus aux travaux d’adaptation du bâtiment
- gestion des risques de pollution par le radon : gaz radioactif présent naturellement dans plusieurs départements français.
- gestion des risques de pollution par l’air neuf : l’air extérieur, utilisé pour la ventilation, peut présenter des concentrations non négligeables de polluants nuisibles à la santé ou malodorants, tels que : particules solides, oxydes de carbone, de soufre et d’azote, hydrocarbures, ozone, composés chlorés et fluorés, métaux lourds.
- ventilation pour garantir la qualité de l’air (Renouvellement de l’air intérieur) : ventilation à débit suffisant. Position des bouches d’extraction près des sources de pollution. Position des obstacles et partitions sans gêne pour la diffusion de l’air dans le local. Traitement éventuel de l’air ambiant spécifiquement adapté aux activités des locaux.
- qualité de l’air pour la conservation des locaux : limiter la condensation d’humidité sur les faces intérieures des parois donnant sur l’extérieur afin d’éviter les moisissures, sources de polluants de l’air intérieur.
Cible 14 : Qualité sanitaire de l’eau
On peut distinguer quatre types d’usage de l’eau :
- La consommation humaine pour boire et préparer les aliments, et le lavage de la vaisselle, qui nécessite une eau potable.
- L’entretien corporel et le lavage du linge, qui nécessitent une eau non agressive pour la peau, non pathogène et à stockage inerte.
- Le nettoyage d’équipements et de surfaces, l’arrosage des espaces verts, qui nécessitent une eau non agressive pour les surfaces lavées et la végétation, non pathogène et à stockage inerte.
- Les autres usages, qu’on appellera “usages spéciaux”, pour des processus divers des secteurs industriel et tertiaire, qui nécessitent des eaux de caractéristiques spécifiques.

- protection du réseau de distribution collective d’eau potable : mise en place de dispositifs anti-retour en vue de limiter les retours d’eau contaminée dans les réseaux d’eau potable
- maintien de la qualité de l’eau potable dans les bâtiments : éviter le développement d’organismes vivants pathogènes, en particulier la legionella. Les risques de légionellose sont dus à des températures de stockage d’eau chaude trop faibles. Les températures de stockage et de distribution de l’eau chaude doivent être supérieures à 60°C pour les salles d’eau et 50°C pour les cuisines. L’utilisation de robinets-mitigeurs thermostatiques permet un usage confortable en sécurité.
- amélioration éventuelle de la qualité de l’eau potable : pour la consommation humaine (couleur, odeur, saveur), dans le réseau d’eau chaude sanitaire (éviter l’entartrage, le développement d’organismes vivants et la corrosion), dans les réseaux de climatisation (éviter les dépôts, le développement d’organismes vivants, les corrosions et l’érosion).
- traitement éventuel des eaux non potables utilisées : peut s’avérer nécessaire pour son utilisation et / ou son stockage. Identification / signalétique des doubles réseaux.
- gestion des risques liés aux réseaux d’eau non potable : actuellement, le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France s’oppose à l’installation simultanée de réseaux de distribution d’eau potable et d’eau non potable à l’intérieur des bâtiments.